Marque : PLEYEL
Modèle : Queue 1838 N°6823, fabriqué pour l’exposition du concours de 1839
Taille : L 240 cm – l 127 cm
Facture : Cordes parallèles, 3 cordes, cadre serrurier à 5 barres vert d’origine, queue ronde
Mécanique : Anglaise
Clavier : 6 oct 1/2 D0-sol, en ivoire et ébène d’origine
Ébénisterie : Placage acajou de Cuba moucheté avec frise et double filets de laiton
Finition : Vernis au tampon traditionnel
Style : Piano français, romantique CHOPIN
État actuel : D’époque, non jouable
Temps de restauration : 700 h~
Prix restauré : Nous consulter
PLEYEL 1838 de concert : Exemplaire unique fabriqué en 1838 pour l’exposition du concours à Paris en 1839
Chef-d’œuvre absolu de la facture instrumentale romantique, ce piano de concert Pleyel de 240 cm à queue ronde constitue une pièce patrimoniale d’une rareté inestimable. Exemplaire unique fabriqué sur commande spéciale en 1838, cet instrument d’élite fut créé sur mesure pour représenter le sommet du savoir-faire de la maison Pleyel à l’Exposition des produits de l’industrie française à Paris en 1839, où il valut à Pleyel la prestigieuse Médaille d’Or.
Sur le plan technique, il déploie un plan de cordage à tricordes parallèles soutenu par un puissant cadre serrurier métallique à 5 barres disposées au-dessus de la table d’harmonie. Son clavier d’origine en ivoire et ébène s’étend sur 6 octaves et demie (du Do au Sol).
L’ébénisterie d’art de l’instrument est un hommage au luxe parisien sous Louis-Philippe : la caisse est habillée d’un placage spectaculaire en acajou de Cuba moucheté, rehaussé d’une frise incrustée entre des filets de laiton, et complétée par sa fausse table en acajou. Le grand couvercle conserve son système de fermeture en trois points d’ancrage avec ses fermoirs sculptés d’origine en bronze.
La consécration de la Médaille d’Or de 1839 et l’idéal sonore de Chopin
L’année 1839 marque un point d’orgue dans l’histoire de la musique et de la facture parisienne. Lors de l’Exposition des produits de l’industrie française à Paris, la rivalité artistique et technique entre Pleyel et Érard atteint son apogée. Pour cet événement capital, Camille Pleyel crée cet exemplaire unique de 240 cm, repoussant les limites de la puissance, du timbre et de l’élégance décorative. Présenté au jury, cet instrument d’exception remporte la Médaille d’Or de l’Exposition de 1839, scellant le triomphe de la maison Pleyel.
C’est précisément à cette période que Frédéric Chopin — de retour du célèbre hiver 1838-1839 à Valldemossa avec George Sand — est au sommet de son art et de sa complicité avec Pleyel. Cet instrument de grand concert à cordes parallèles incarne l’exacte esthétique sonore primée par le jury et recherchée par le compositeur polonais : une projection généreuse combinée à la clarté polyphonique, au toucher perlé et à la palette poétique des grands Pleyel de la fin des années 1830.











